La Poursuite du bonheur : Le livre de Douglas Kennedy, Cyril Bonin

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Phileas

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Sara, fraîchement débarquée à New York, croise le regard de Jack Malone, journaliste de l'armée américaine en permission.
Sara tombe amoureuse de Jack au premier regard, et ce sera l'amour de sa vie. Mais rien n'est simple dans une Amérique livrée à ses démons intérieurs.

Manhattan, Thanksgiving 1945.
Artistes, écrivains, musiciens... tout Greenwich Village se presse à la fête organisée par Eric Smythe, dandy et dramaturge engagé. Ce soir-là, sa soeur Sara, fraîchement débarquée à New York, croise le regard de Jack Malone, journaliste de l'armée américaine en permission.
Sara tombe amoureuse de Jack au premier regard, et ce sera l'amour de sa vie. Mais, rien n'est simple...
Amour d'une nuit, passion d'une vie, l'histoire de Sara et Jack va bouleverser plusieurs générations.

L'autre homme dans la vie de Sara, c'est son frère Éric, un artiste qui s'est laissé tenter par le Communisme qu'il percevait comme porteur de plus de justice sociale. Il a même adhéré au parti pendant quelques années, avant de prendre ses distances...
Mais en plein Maccarthysme, les autorités chassent les communistes et les homosexuels qui seraient susceptibles de nuire à la patrie.

À l'origine, un copieux roman de plus de 700 pages divisé en deux période, les dix années narrant l'histoire d'amour de Sara et Jack, puis la relation des années plus tard entre Kate, la fille de Jack, et Sara....
Cyril Bonin a su se faire remarquer pour la qualité des adaptations parsemant sa bibliographie : La Belle image, La Délicatesse, Le Dames de Kimoto...
Il reprend ici à son compte le récit en se concentrant sur la relation passionnée de Sara et Jack en assumant une unité d'époque pour être au plus près des sentiments contrastés du couple, mais aussi pour illustrer le tragique destin d'Eric, victime de l'intolérance et de la paranoïa d'une Amérique livrée à ses démons intérieurs.

De (auteur) : Douglas Kennedy
Illustré par : Cyril Bonin

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Expérience de lecture

Avis des libraires

" Un style graphique qui mériterait de faire la une du New Yorker. "
DBD
" Une plongée au cœur des USA de l'après-guerre sur cruel fond de maccarthysme. "
ZUT
" Un one-shot réussi, porté par un beau graphisme en couleur sépia. "
Canal BD Magazine
" Sa mise en scène au cordeau est irréprochable et on redécouvre le livre sous un jour à la fois différent et fidèle à son esprit original. "
RTBF
" Une adaptation très réussie qui mêle amour, destin et dérives politiques. "|Sullivan
Positiverage
" Bonin a fait un excellent travail en tout point. "
Ligne Claire
" Une représentation de la vie des hommes et des femmes du Manhattan des années 1950, présentant en filigrane une fresque sociale d'un monde capitaliste qui s'agrandit et s'accélère. "|Akira OIKAWA
ActuaBD
" Sublimant de son fin et précis trait crayonné –; où il joue avec des ombres au fusain sans aplats –; cette grande histoire romanesque, fort bien construite et structurée, de Douglas Kennedy, Bonin se complaît aussi à mettre en scène le monde artistique. "|Gilles RATIER
BDzoom
" On est très vite embarqué dans ces 144 pages raffinées et prenantes. "
RCF Charente
" Dans une ambiance orangée, avec des personnages dont les regards changent au fil des cases, Cyril Bonin prend le temps. "
France Inter – Bulles de BD

Avis Babelio

Tachan

3.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Tombée amoureuse du trait et surtout de la palette de Cyril Bonin lors de son adaptation des Dames de Kimoto il y a deux ans, j’ai eu envie de le retrouver dans une autre adaptation, cette fois signée Doublas Kennedy, un pape de la littérature dramaturgique contemporaine. Avec sa belle couverture aux teintes rappelant résolument l’époque où se déroule l’histoire avec ce vert d’eau et ce rouille, l’allure new-yorkaise du titre m’a de suite vendu du rêve. Il nous coule dans ces années post-guerre où les Etats-Unis avaient sombré à la fois dans une belle et folle parano anti-communiste et un certain désœuvrement blasé de ses élites. Au milieu : une jeune pigiste amatrice de cinéma qui se cherche, son frère rédacteur de pièces de théâtre et de poésie et un beau soldat en permission. Le résultat de cette rencontre est une histoire romantique et dramatique au long cours, qui prend place sur plusieurs années en plein contexte de Maccarthysme, avec des personnages qui ont autrefois eu des affections pour les rouges avant d’en revenir mais qui vont le payer cher. C’est un texte simple, une romance déjà vue mais une histoire touchante et prenante à suivre. On se prend rapidement d’affection pour Sara, jeune femme solaire, moderne, qui n’hésite pas à vivre pleinement ses sentiments quitte à en souffrir. Son histoire est remplie de heurts : famille qui la renie, mariage qui finit mal, amour déçu, trahison de l’être aimé… Mais c’est une femme forte, une femme de son temps, un portrait de femme comme on aime en voir où fragilité et force se côtoient et se nourrissent. Ce portrait souffle du coup la vedette et écrase la présence des hommes de l’oeuvre qui sont bien en retrait par leur fadeur. Ceux-ci nourrissent plutôt le cadre historique de l’histoire : le frère de Sara par ses ennuis avec le gouvernement suite à ses affiliations passées et l’amant de Sara par son engagement présent et les conséquences de celui-ci. Même si le décor de la chasse aux rouges encouragée aux États-Unis est un peu mince dans l’histoire et très peu détaillé, j’ai aimé qu’on en parle et qu’on le montre. C’est quelque chose à dénoncer et à ne pas oublier. Je regrette que ça n’ait pas été plus fourni et que l’auteur ait privilégié la »romance », car il y avait moyen de faire quelque chose de bien plus intense. C’est d’ailleurs mon reproche ici. On nous sert avant tout un récit mélo-dramatique classique avec une femme libre qui va vivre une histoire avec un homme marié, et tout tourne autour de cela, leurs sentiments dévastateurs, leurs dépressions, les mauvaises décisions qu’ils prennent… Or, c’est assez banal. Cela n’a pas un relief particulier ici. Jack, l’amant de Sara, ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, loin de là. Il aurait donc dû fallu nourrir le reste, c’est-à-dire soit le décor historique, le maccarthysme, soit la passion de Sara pour son travail ou encore sa relation tumultueuse mais fusionnelle avec son frère. Tout cela reste trop en surface. C’est d’autant plus dommage que graphiquement, on est dans cette Amérique des années 1950. On en sent les lumières, les textures, les odeurs presque avec ces voiles de cigarettes, ces bois et velours, ces vêtements aux coupes si bien ajustées et même ce rythme tranquille encore loin de la frénésie qui nous prendra quelques décennies plus tard, on se déplace à pied, en train, on écrit à la main. L’ambiance rétro est savamment travaillée et la richesse palette brique et ses nuances est vraiment entêtante et pénétrante. J’aurais aimé que le texte le soit autant. Les Dames de Kimoto avait été un petit coup de coeur, je suis plus sur la réserve ici, non pas à cause de l’adaptation graphique remarquable de Cyril Bonin, qui nous plonge à merveille dans l’intimité de cette Amérique des années 50, mais plutôt à cause du matériau d’origine. Très mélo, trop banal, pas assez fouillé et riche en décor historique. J’ai lu sans déplaisir mais sans passion non plus cette histoire d’une histoire d’amour ratée et d’une trahison impardonnable. Peut mieux faire.

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Erik_

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 1 mois

Il y a de rares auteurs dont j'achète directement les BD sans me poser la question de savoir si cela va me plaire car je le devine à l'avance. C'est le cas avec Cyril Bonin dont je collectionne les œuvres. Au cœur de Greenwich Village à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, on va faire la connaissance de Sara sans h qui va tomber amoureux de Jake Malone, un journaliste de l'armée américaine. C'est le frère de Sara qui pose problème étant un peu communiste et de surcroît homosexuel ce qui n'était pas très bien vu dans l'Amérique du Maccarthysme où ils étaient pourchassés comme de vulgaire bête animale. Le dessin de Cyril Bonin est toujours aussi sublime dans la nuance de ses traits fins et soignés. Les illustrations sont dynamiques avec une belle galerie de personnages attachants. On aura également droit à une ambiance des années 40 et 50 très bien reconstituée. J'ai toutefois deux remarques à formuler qui seront quand même de taille afin d'apporter des nuances à une critique dithyrambique. Une scène montre un landau avec des parents qui sont en train de le promener à Central Park. Le souci est qu'ils disent que le bébé à l'âge de 3 ans et demi. Je sais pas mais pour moi, ce n'est plus un bébé qu'on ballade dans un landau. Comme la scène paraît assez sérieuse quant au calcul de la date de conception de l'enfant, je me dis que ce n'est absolument pas crédible du tout. C'est franchement à revoir ! Mon second bémol sera d'un autre ordre. Je suis assez abasourdi de voir les réactions de Sara qui me semble assez choquante pour se soumettre à la volonté des hommes quitte à accepter des choses assez intolérables. On se dit que c'était sans doute le cas à une autre époque. Du coup, c'est crédible mais c'est perturbant dans l'approche. J'ai adoré ce drame sentimental car je suis réellement un amateur du genre lovers.

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Natoche2001

5.00 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

Très belle adaptation du roman, un beau graphisme, j'ai aimé mettre des visages sur les personnages, j'aime beaucoup de roman, tomber et se relever, une vie bien difficile, la force d'une femme face à une vie pleine d'embauche et de malheur, merci pour cette belle lecture

LoganFMM

4.50 sur 5 étoiles

• Il y a 2 mois

L’ambiance des années 1940-50 américaines et la beauté des teintes automnales (du vert qui se perd dans de jolis marrons et oranges) de cette BD sont absolument charmantes, et portent un récit qui nous embarque rapidement et facilement. L’amour, le couple, les séparations, les retrouvailles, le regret, le chagrin, le pardon, tous ces thèmes ensemble ne sont je crois pas spécialement mes thèmes de prédilection, mais force est de constater que j’ai passé un très très bon moment en lisant ce récit oscillant entre amour et haine.

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Fiche technique du livre

  • Genres
    BD & Humour , Bande Dessinée
  • EAN
    9782491467302
  • Collection ou Série
  • Format
    Grand format
  • Nombre de pages
    152
  • Dimensions
    311 x 239 mm

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21,90 € Grand format 152 pages